Un matin classique
20 novembre 2009
La pluie s’accorde tout à fait avec ma lenteur, malgré les violons déchaînés du Tallinna Kammerorkester. Je ferai quelques pas, tout au plus. Je resterai assis. Trop de boulot à abattre, trop de bilans à dresser et trop d’échéanciers à élaborer. Toujours trop. Esthétique baroque. J’aspire à la grandeur parfois pompeuse.
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Vivre au ras du sol (nouveau projet)
18 novembre 2009
Je déteste l’exercice du CV. J’aimerais plutôt aller me promener dehors – d’une part parce qu’il fait beaucoup trop chaud en-dedans, d’autre part parce que le désert de demain m’inspire le mouvement en avant.
Je voudrais vivre au ras du sol.
Mais je voudrais surtout me souvenir de ces idées que j’avais tout à l’heure, tandis que je pensais encore à celle qui a mouillé mes yeux ce midi. Un midi qui s’annonçait pourtant si beau, avec toutes les collines panées et une montagne de fajitas.
Si peu a parfois tant de pouvoir. On ne me parlera plus jamais comme ça.
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MIMIIIII
17 novembre 2009
Je hurle “MIMIIIII” parce que la pile à côté de moi ne cesse de grossir alors que je ne fais rien pour qu’elle diminue. Je caresse la couverture du livre rouge, elle est douce, c’est agréable. Il fait beau, et malgré qu’on m’ait enlevé ce matin de 8h30 à 10h15, je n’en veux ni aux extra-terrestres ni à qui que ce soit. Il fait un temps pour être heureux.
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“I’ve got soul and I’m super bad.”
16 novembre 2009
James Brown hurle dans mes oreilles et je réalise que ce qui est important pour moi ne l’est pas nécessairement pour les autres, il faudrait que j’assimile l’information et que j’apprenne à vivre avec cette nouvelle compréhension du monde.
“I’ve got soul and I’m super bad.”
J’ai hâte que la session finisse, et j’imagine que tout le monde pense ainsi. Aujourd’hui, je ne suis aucunement original. Je n’ai de toute façon rien à dire, ça tombe bien.
“J’voudrais être large comme le désert”
14 novembre 2009
J’écoute encore “Café Robinson”. Sans arrêt. Personne n’est venu.
Apologie et courte liste
12 novembre 2009
Mon enthousiasme n’est peut-être pas toujours visible, comme le reste d’ailleurs. N’empêche que je ne suis ni de marbre, ni de bois, ni de pierre. N’empêche que je m’emporte une fois seul, ou en tout petit groupe. Ne m’en voulez pas, je vous en prie !
Une fois cette apologie faite, ne me reste qu’à émettre deux souhaits. Une liste ! Une courte liste :
- “J’voudrais être large comme le désert” [Marie-Jo Thério, "Café Robinson"];
- Je veux moi aussi m’étendre sur un divan avec un lépard, comme Juliette Gréco dans Je suis comme je suis.
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Je suis le monde (encore)
10 novembre 2009
Il faudrait que chacun de mes gestes soit signifiant, que chaque activité soit pertinente. Je manque de temps, surtout cette semaine. Mais ça je l’ai déjà dit mille fois plutôt qu’une.
Je reprends la route ce soir, pour visiter le destin. Est-ce qu’il est juste de considérer le futur, le plus tard, comme un “destin” ? Probablement pas. Je ne crois pas vraiment au karma, à “ce qui doit arriver arrivera”. J’ai bougé quelques fils dans mon théâtre de marionnettes. Ça s’active autour de moi. Ce doit être en l’honneur de Sesame Street. Que Google a jugé plus important hier encore que bien des choses, comme la chute du Mur. Je ne comprends pas toujours le monde, mais je n’ai jamais eu la prétention de dire que je le saisissais bien.
Si on oublie que le monde, c’est moi.
Mon monde, en tous cas.
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Forme brève
8 novembre 2009
Des fois je me dis : “ouais, c’est immobile”, et puis tout arrive en même temps. J’imagine que c’est un mouvement normal. Man, ça me donne mal au ventre.
Aussi j’ai envie d’acheter un tas de livres de recettes et de les feuilleter pour me donner faim.
J’embrasse la forme brève, ce soir. Le fragment, mettons.
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Il fait déjà orange
6 novembre 2009
Misteur Valaire me dit de me botter le cul. Putain, habille-toi, il fait déjà orange dehors, tu pars dans quelques heures.
Misteur Valaire me dit aussi de bouger mon cul. Danse, bouge, ne reste pas assis. Utilise ton corps dans l’espace. Ah, non, ça c’est un autre petit requin qui me le dit.
Man, je n’en ai pas assez, j’en veux plus. Je veux plus de La Patère en concert, je veux que le son soit meilleur, je veux Fanny Bloom presque nue avec des plumes, je veux entendre Lucy Liu hurler encore sur “Et si c’était un veau”.
Je mélange les choses, c’est volontaire. De trop grands événements, en même temps. La vie advient. À tous les jours, je sais, mais des fois plus que d’autres.
Demain, déjà, puis mercredi.
À jeudi.
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Les matins lents
5 novembre 2009
J’aime les matins lents où je peux prendre mon temps, vérifier trois fois mes messages, écouter de la musique, lire un peu ici et là, le Macleans, OVNI, regarder la pastille de vitamine C se dissoudre dans l’eau, manger un peu de fromage cottage en écoutant Marie-Jo Thério, avoir chaud, ouvrir les fenêtres, avoir froid. J’aime les matins lents où je peux faire tout ce que je veux, seulement parce que c’est ça la vie et que je n’ai pas envie de me faire dicter ma conduite par un horaire fixe.
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